histoire

Les premières traces de présence humaine en Armorique remontent au paléolithique (700 000 av JC).
En 56 av JC, après la défaite des vénètes face à César, le pays tout entier est annexé par Rome pour 4 siècles.
Les bretons de l’île de Bretagne, actuellement Grande-Bretagne, émigrent en Armorique au Ve siècle ; Ils colonisent, raniment et évangélisent la région. Ils la receltisent également en la renommant Petite Bretagne (Britannia Minor).
L’expansion celte se poursuit jusqu’au IXe siècle. En 845, Nominoë bat Charles le Chauve, roi des Francs. Il offre pratiquement l’indépendance à la Bretagne. En 939, le duché de Bretagne est crée après la défaite des Normands.
De 1364 à 1468, la Bretagne connaît son apogée sous le règne des ducs de Montfort. C’est une période de prospérité commerciale, de grande richesse intellectuelle et artistique. à la France.
En 1675, sous le règne de Louis XIV, « la révolte du papier timbré » s'en prend aux impôts indirects. Elle sera violemment réprimée. Le parlement de Bretagne est exilé à Vannes. Un intendant de Bretagne est nommé en 1688.
De 1760 à 1770, la lutte entre le duc d’Aiguillon et le procureur général de la Charolais marque l’opposition parlementaire à la monarchie.
Et en 1789, la révolution est plutôt bien accueillie en Bretagne.
Mais à compter de 1793 et l’exécution de Louis XVI, une partie de la Bretagne bascule dans la Chouannerie, qui lutte contre les révolutionnaires.
En 1491, la duchesse Anne doit épouser Charles VIII, puis Louis XII, roi de France en 1499. Un premier pas vers le rattachement de la Bretagne, définitivement consacré en 1532 avec la publication de l’édit d’Union de la Bretagne
Au XXe siècle la Bretagne paiera un lourd tribut lors des deux Guerres mondiales. Lors du premier conflit, 300 000 bretons sont tués. Et à l’issue de la seconde guerre mondiale, de nombreuses villes sont entièrement détruites.
La région profitera des « Trente glorieuses » pour connaître un essor économique important, et redécouvrir sa culture et ses traditions.
Malgré une politique d'assimilation très vive sous la IIIe république la Bretagne conserve une réelle identité linguistique et culturelle qui a fait naître des mouvements autonomistes.

L’image la plus évocatrice de la Bretagne est celle de la haute falaise battue par les vagues, même si ce type de paysage n’est pas continu sur l’ensemble du littoral. Cependant, toutes les côtes de la péninsule sont bordées de ces à-pics rocheux dont les couleurs et les formes varient du nord au sud. Parmi les plus connues : celles de la presqu’île de Crozon et la Pointe du Raz. à la pointe du Finistère ainsi que les côtes du Goëlo et le Cap Fréhel.

Abers & Rias
ria etelLa Bretagne est également caractérisée par l’abondance de ses rivières. Ruisselant sur les roches imperméables, elles creusent d’étroites vallées encaissées et se jettent à la mer dans de longs estuaires. Dans le Léon, on appelle ces vallées marines des abers. Plus au sud, on se contente de les nommer rivières ou rias, comme la ria d ’Etel.

 

Les Îles
Une dizaine d’îles longent les côtes bretonnes. Sans compter la myriade d’îlôts qui parsèment le Golfe du Morbihan. Toutes recèlent des sites d’exception. L’ensoleillement y est plus important que sur le continent breton, et les pluies moins abondantes. Ce microclimat peut se traduire sur la végétation par la présence d’espèces exotiques.

La Bretagne était à l’origine couverte d’une immense forêt. Peu à peu la colonisation humaine a réduit cette présence pour n’épargner finalement que 10% de la surface totale.

Brocéliande, la forêt légendaire
BroceliandeBrocéliande est le nom mythique de l’actuelle forêt de Paimpont, située au coeur de la Bretagne. Cette forêt, qui s’étend aujourd’hui sur 7000 hectares, recouvrait l’Armorique jusqu’au Moyen Age. Elle est le siège de nombreuses légendes de l’imaginaire celte : Merlin et Viviane, le roi Arthur et ses chevaliers...

 

 

Le bocage breton
La Bretagne doit aux bocages son apparence boisée. Le maillage typique du paysage breton par les talus constitue le bocage breton et quadrille les terres en petits champs cultivés entourés de haies vives.

Plateaux et Montagnes
mont d-arreeS’étirant sur 60 km, du Menez Hom jusqu’à l’est de Gourin (en Finistère), les montagnes Noires doivent leur nom aux forêts denses qui les couvraient autrefois. Le massif est vieux de 330 millions d’années et culmine à 326 m. Les monts d’Arrée, culminant à 384 m, sont un ensemble de crêtes séparant le Léon, au nord du Finistère de la Cornouaille, au sud, et occupant la majeure partie du Parc naturel régional d’Armorique.

La lande
Couverte d’une végétation basse et colorée composée d’ajoncs et de bruyères, la lande offre un spectacle pittoresque. Naturelle sur le littoral et les crêtes rocheuses des monts d’Arrée, la lande est ailleurs le résultat du défrichement excessif des forêts primitives. Elle était autrefois une source de fourrage et de litière pour le bétail. Le genêt servait en outre, dans les campagnes pauvres, de couverture pour les toits.